LES ARTS MARTIAUX CELESTES
Pour devenir un Samouraï au pays des songes célestes -et créatifs-
Entre de pleins pieds, mon frère, ou ma s½ur,
Sur la voie verticale et coupante –parfois-,
Des cheminements contemplatifs dépouillés de falbalas mentaux.
Passe, d'un souffle et d'un geste net,
Dans l'instant présent soudain dépouillé
De tout désir, de tout vouloir mental orgueilleux.
Totalement dénudé, respire et souffle avec ferveur
Et crée dans l'instant ta joie de l'exprimer,
De faire vibrer ton songe, et de transmettre, avec confiance,
Le meilleur de toi-même, exprimant ta spontanéité »,
Ta soif de beauté, d'harmonie et de béatitude à venir,
Si Dieu le veut, dans les siècles et les siècles,
Toujours en marche vers la purification de l'humanité,
Si éprouvée, hélas...
UNE AME
Je ne serais plus rien, demain,
Qu'un souffle d'âme,
Un souffle, un soupir, un sourire.
Rien qu'un froissement de lilas blanc
Contre le mur du passé marqué
Par la volonté de créer, de survivre,
D'aimer et de donner, au fil des jours,
L'essence du meilleur d'un moi aveugle ou éveillé,
Selon le rythme des journées vécues.
Je ne serais plus rien qu'un anneau
Dans la longue chaîne s'allongeant éternellement
Au ciel où des travailleurs oeuvrent
Modestement, silencieusement,
Pour que l'humanité découvre enfin
Les ultimes secrets des sages
Qui ont jalonné les siècles et les siècles
D'espérance en la fraternelle communion
Des chercheurs d'universalité.
VOLER
Graver un sourire
Sur l'arche des béatitudes à venir...
Graver une étoile flambante
Sur l'aile d'un temple coréen
Fixé à jamais dans l'espace
Des souvenirs à senteurs de jasmin.
Se laisser emporter,
-comme une plume au vent-
Vers le faîte des arbres
Elevant vers le ciel
Leurs branches granitées
-Ici et là- de perles de cerises
Ou de fruits encore inconnus.
Voler ! Voler ! en rêve...
Les ondes des pensées
Sont les vasques porteuses
De merveilles à façonner
Et à offrir aux souffrances
Obsédantes des hommes.
Graver un sourire sur le fronton
Des espérances à concrétiser.. ;
Si Dieu le veut...
VIBRATION
Echapper aux bruits énervants
Est encore un exercice à créer
Pour pouvoir prendre la route escarpée
Des songes aux sonorités enfin
Adoucies et illimitées.
Mais comment accéder à des stades de pensées
Presqu'immatérielles et pourtant,
Porteuses de vibrations plus sédatives ?
Comment entendre les bruits de l'univers
Sans en être blessée, parfois, par leur agressivité ?
La musique de certains silences d'âme
Ne fait qu'entrouvrir les fenêtres
Des mondes arachnéens.
LES CIGALES
Crissement lancinant des cigales.
Son énervant.
Son surplombant les acidités
Des bruissements environnants.
Que veulent nous conter
Ces cigales qui n'arrêtent pas
De gratter et gratter toujours
Leurs cristaux métalliques
En mal de douceur ?
Obsession ! Exaltation statique
Mais si forte qu'elle effraie
Quelque peu notre nervosité.
Soudain, arrêt brutal,
Pour quelques secondes.
Et r&apparaît, très vite, ensuite,
Le lancinant crissement des cigales
Inondant l'air environnant
De leur musicalité trop acide,
Sur des nerfs humains si souvent à vifs !
C'est comme la vie, parfois...
LA VOIX DU COEUR
La petite voix du c½ur nous parle délicatement.
Elle est comme celle d'un enfant qui vient de naître
Et qui, après avoir lancé son premier cri,
Va s'adoucir, s'énerver et se réendormir
Dans le berceau où vont s'éveiller
Les oiseaux flous d'un devenir
Qui se construira au gré des pleurs,
Des soupirs, des murmures de joie,
De révoltes, de jeux, de conquêtes,
De craintes, de certitudes, de colères,
De baisers et de sourires offerts, au gré du temps...
Ce temps qui va passer, passer, passer,
Tandis que l'enfant devenu grand,
Accomplira sa destinée.
CERTITUDE
A perte de vue le décor est voilé
D'ombres et de lumières
Articulées sur les branches d'un palmier
Toujours grandissant
Et toujours à élaguer au fil des saisons...
Comment trouver la force de se plonger, nue,
Dans la cascade existentielle,
A la fois brûlante –parfois-,
Et si souvent glacée ?
Austérité. Silence.
Seule la créativité est un baume
Sur des mains blessées.
C'est la vie. Ici bas.
ENVOL D AME
Bien sûr on peut prendre son envol
A n'importe quel âge,
Pour se fondre dans des mondes inconnus
Où les âmes vont s'ébattre, se baigner,
Ou pleurer et danser,
Lorsque l'être humain a fermé,
-Définitivement- ses yeux.
Envol de l'âme !Sanglot du vent tandis que vogue,
-Déjà-, le souffle de lumière qui illuminait un regard
-Hier-, et va s'ébattre et se dissoudre
Dans le mystère des devenirs éternels,
Maintenant et toujours.
Ecoutons, chuchoter les pensées de nos c½urs
En quête de bonheur et de sagesse illimitée...
Vie et mort ne murmurent qu'un seul mot,
Obsessionnel, répétitif, et si simple et si doux :
Love... Love... Love... You... You... You...
LES MAINS TENDUES
Des mains tachées de blancheur et de bleus
Ont, dans le sommeil du corps
Accueilli au pays des songes insolites
Les arabesques volantes
Dispersant du ciel sur la terre
Leurs vibrations, leurs feéries...
Des mains impalpables, déjà,
Mais qui façonneront, pour l'avenir du monde,
Des gerbes de fleurs d'or, de pourpre,
Et d'auréoles de blancheur rosée...
Des mains de travailleurs, d'apprentis,
De conteurs aventuriers, de savants
Parfois, hélas, illusionnistes...
Mains gercées ou mains gantées
De peau d'ange, de velours, de soie...
Mais d'infatigables serviteurs en marche
Sur les sentiers des hautes escalades,
Soyez bénies...
OUVERTURE DU COEUR
Silence. Vide mental.
Effacées, pour quelques moments
Les traces de souffrances affectives
Se rapportant au choc des religions
Silence.
Apprentissage de l'Amour
Dans le détachement.
Vide. Contemplation.
Tolérance. Offrande.
Amour purifié.
Message d'une maman murmurant à sa fille son amour malgré les rancoeurs dévastatrices:
ARTISTE ET MAMAN
La quarantaine.
Une jeune femme apprend le courage
Et essaie de ciseler sa vie familiale
Avec foi et confiance, même si, parfois,
Des souffrances silencieuses alourdissent
Certains moments de sa vie de maman
De plusieurs enfants.
Elle avance, la jeune maman,
Avec, au fond du c½ur,
L'écho des musiques que son âme attristée
Lui souffle doucement aux heures grises.
Force intérieure à maîtriser,
Passions à museler.
Richesses vibrant au rythme des peines
Et des joies éventuelles, à assumer.
Vie familiale et activités à orchestrer
Pour apprendre et essayer de « faire au mieux ».
Que les bénédictions du ciel
Soient sur cette maman, ce papa,
Et toute leur famille...
Tous, nous sommes missionnés sur les chemins
Parfois très caillouteux, que le soleil vivifie
Malgré les épreuves, doutes, désillusions.
Courage. Confiance. Paix. Lumière.
Travail et arts conjoints sont une thérapie.
Et la maternité une richesse « inexprimable », « inépuisable »...
LAISSES
Laisses venir vers toi
Les mots et les virgules
Les cris et les silences
Les rires et les peines
Endeuillant l'humanité !
Laisses couler le flot...
Laisses dormir les insolences
Les insuffisances et les désespérances
Qui pourraient alourdir ton c½ur.
Apprends à te détacher
De tout ce qui est fardeau passager...
Fais le vide dans le grenier de tes espérances.
Sois neutre, totalement neutre.
Et vide d'illusions toujours renouvelées...
L'oubli de soi a déjà un point d'éternité.
L'oubli de soi peut-être source
De nouvelles révélations poétiques
Ou picturales.
L'oubli de soi ouvre des fenêtres
Sur l'impalpable, l'inattendu,
La valse des âmes en quête de ce Rien
Qu'est la source du grand fleuve
Sur lequel vogue chaque humain
Dans le sillage des bâtisseurs du passé.
Notre orgueil, notre égoïsme
Et notre soif de matérialité
Ne peuvent vraiment que nous emprisonner
Dans les fils emmêlés de nos désirs illimités...
Alors ?
Apprendre la force du silence
Qui nous aide à nous apaiser,
Nous calmer et entrevoir enfin,
La route blanche et bleutée des sérénités.
Malgré tout !
C'est la conquête de l'Amour
Dans le détachement.
NOTRE MAISON SECRETE
Comprendre le pourquoi de ses souffrances et de ses doutes,
Sur les escaliers de notre maison secrète d'âme,
Est un long travail de nettoyages et de recueillements.
Exténuant, démoralisant, parfois.
Mais rien ne s'acquiert sans efforts consentis,
Sans larmes, sans blessures.
Affronter le quotidien nécessite,
A chaque changement d'expérience de vie,
Une patience et une volonté indescriptibles.
Chacun a son propre lot, son propre poids à porter.
Chacun s'ensanglante parfois, -ici ou là-,
En l'espace d'une seconde d'inattention.
C'est l'apprentissage de la maîtrise de soi.
Des mois et des mois passent.
Des illusions et désillusions s'accumulent.
On se révolte. On se concentre.
On espère encore. On souffle encore,
Et on continue, malgré tout,
L'escalade sur le sentier des altitudes
Et des blancheurs à percevoir, à contempler,
Pour enfin cueillir les fruits de la sérénité
-si possible-
Et de la sagesse qui se façonne elle-même, courageusement,
Pour des devenirs aux beautés pâles ou bleutées,
Conteuses d'espérance, de douceurs et de Paix...
SOUFFLE
Le souffle du vent des aurores
Ondule... presqu'inaudible...
Sur la blancheur d'un reflet d'âme
Illuminant le regard blessé
D'un martinet tombé à terre,
Qui ne peut plus s'envoler seul
Et qu'il faut soigner tendrement
Avant de provoquer son nouvel envol
Vers le ciel des béatitudes astrales.
Un souffle. Une douceur caressante
Sur le col doux d'un chaton blanc
Ou d'un chien ami...
Un souffle. Un murmure de vent d'été,
Très câlin, sur les cheveux blonds
D'une fillette en mal de jeux...
Un souffle, doux, très doux,
Qui vogue, vogue autour de nous
Comme la caresse d'âme
D'un amoureux en quête d'illumination...
UNE FEUILLE
Etre la feuille qui vole au vent du temps,
Du temps enfantant rires et tourments.
Etre la feuille qui s'effritera dans les orages
Mais qui renaîtra, plus belle encore,
En d'autres temps...
Le temps... Le vent...
Le vent et les tourmentes.
C'est la vie !
Un souffle.
Et tout s'effacera...
Et tout recommencera, différent...
Différent... Comme le vent...
SOI
Se laisser fondre dans l'instant
Comme un sucre dans le café noir.
Et puis... se remettre au travail
Avec ferveur, avec persévérance,
Sans illusions sinon celle
D'accomplir son devoir avec dévouement.
Etre un travailleur associé
Avec le Divin dormant en nous tous.
Patienter.
Continuer le cheminement spirituel,
Les yeux ouverts et clos
-tout à la fois-
Et redevenir l'Enfant
De nos premiers soupirs et sourires
Sur notre planète si souvent endeuillée.. ;
Etre soi, simplement.
SONGES
Se blottir dans les bras de ses propres songes
Façonnant –sans même que nous le voulions-
Des devenirs incantatoires et généreux.
Respirer doucement.
Vibrer en contemplant l'étoile du berger
-Et toutes les autres- !...
Attendre. S'apaiser. Dormir.
Dormir pour pouvoir s'éveiller, -enfin-
Dans un paradis de douceur
Et de tendresse à partager
Avec le monde entier...
LES METAMORPHOSES DU FUTUR
On bâtit son devenir,
A force de persévérance, de travail,
De courage, de doutes et de certitudes,
D'hésitations et d'abandon
Aux successifs instants présents,
Si difficiles, parfois, à maîtriser...
On marche.. On marche. On se blesse.
On s'inquiète. On doute. On soupire.
On se recueille ou on se bloque.
On s'agite ou on se calme.
On espère et on regrette.
On souhaite l'impossible
Ou bien on sombre dans l'indolence.
On est exalté, ou stressé, ou illusionniste
Au gré des évènements qui s'imposent...
Mais on continue à marcher, marcher,
Même si les pieds sont déformés, fissurés.
C'est la vie ! Le c½ur s'est assagi avec l'âge.
Mais, malgré tout, la jeunesse éternelle de l'Ame
Nous conduit aux rives de la sérénité à conquérir !..
BONHEUR CHARNEL DE LA VIEILLESSE
Savourer à 5 heures du matin,
Une cracotte marbrée de pâte à tartiner
Ou beurrée et sucrée, avec, en plus,
Parfois, une rondelle de chorizo !!
Sucré, salé... Quoi !
Comme la vie... à 82 ans...
D'un matin de juillet naissant.
L EVEIL
Dans le musical frémissement du silence
Que l'on écoute en soi avec ferveur,
Après avoir laissé le mental bouillonner
-Et parfois à grands fracas- de tous côtés,
Je me recueille –enfin-.
Douceur d'un souffle d'âme.
Un immense espace insonore
Enrobant un cercle de blancheur
Semble flotter dans l'impalpable grisaille
De la fin de nuit.
Silence, douceur d'un regard d'enfant...
Une étoile bleue clignote
Tout près d'un halo nuageux
Flottant dans l'espace
Comme une barque qui se serait perdue
Dans le mystère de l'Infini bruissonnant.
Ecoute. Recueillement.
Une porte d'or va s'ouvrir
Sur des horizons à démystifier...
PENSEE
Lorsque la pensée coule de son plein gré,
Sans aucune volonté de créativité,
L'Esprit Saint, -qui sait-,
Nous parle en c½ur à c½ur
Et nous ouvre les portes des consolations...
La sagesse n'est peut-être qu'une illusion ?
L'Amour des cimes n'est peut-être
Qu'un point d'or
Sur le toit d'un temple à créer, en soi...
Qu'est-ce que l'Ame ?
Qu'est-ce que l'Homme ?
Un gouffre ou un ciel resplendissant
Laisser couler du c½ur
Les pensées s'imposant
-Comme des oiseaux valseurs-
Dans le mystère d'une fin de vie,
Préparant d'autres métamorphoses
Au pays des éternités...
Etre un témoin ondulatoire
D'une réalité qui sanglote
-Ou qui rit- au rythme des évènements
Façonnant les destins humains et animaliers...
Apprendre l'indifférence aux chocs
De toutes sortes, de toutes valeurs,
Pour accéder aux rives des sérénités.
Rester droite, digne,
Et pourtant sans raideur mentale,
Afin de savoir mieux accomplir, en soi même,
Les ultimes migrations vers l'amour désintéressé...
L ENSEIGNEMENT DES SAGES
Ecrire, sur demande,
Un poème sur la mort,
Est une tâche aride.
Il faut apprendre, soi-même,
A se détacher à l'avance
De tout ce qui nous occupe ici-bas
Et nous obsède, et nous fatigue,
Et nous tenaille, et nous immole parfois.
Mais ce n'est qu'un passage à vivre.
« L'âme est éternelle » affirment les sages
Qui, de vie en vie, ont expérimenté
Les joies et les douleurs humaines
Avant de se fondre –enfin-
Dans l'océan d'amour et de sérénité.
Leurs témoignages et leurs encouragements
Pour les ascensions ultimes
Sont un puits de force et de réconfort pour tous...
IN MEMORIAL
Riches ou pauvres, inconnus ou célèbres,
Les êtres humains accomplissent
–Inexorablement et les mains nues-,
Leur dernier voyage, dans un souffle
Et leur dernier envol d'âmes éternelles.
Nos parents, nos amis, nos aimés,
Partis dans les ailleurs pour le grand repos
Au pays des sérénités,
Ouvrent de portes nouvelles et nous accueilleront
Comme nos anciens le firent, -peut-être-,
Dans les ailleurs, aux ultimes instants
Des envols inéluctables...
Nul être humain, animalier ou végétal,
N'échappe à son destin...
Naître. Vivre. S'envoler.
C'est le jeu de la vie,
De la vie « ici et maintenant »,
Et de l'autre survie : ailleurs.
Recueillons-nous. Vivons nos deuils courageusement.
La simple offrande de nos pensées
Est une source de réconfort.
Envoyons aux nouveaux aventuriers des mystères de l'au-delà,
Nos vibrations les plus douces et les plus apaisées
-Si cela est possible-.
Et que les âmes ainsi unies
Puissent se baigner encore et à jamais
Dans le courant d'Amour Universel.
Les larmes, comme des fleurs, sont, au ciel des poètes,
Les diamants de la survie des souvenirs...
COULE
Laisser couler la source...
N'être que le flot des réalités –impalpables-
Nous conduisant, en nous-même,
Au pays des abandons,
Des révélations tendres,
Des bontés et des murmures
Qui savent consoler, guérir
Et sculpter des espaces d'or
Pour les affamés de lumière immaculée...
Laisser couler le temps,
Apprendre l'indifférence
Pour domestiquer
Puis maîtriser sans efforts
Le flot des souffrances des c½urs
Encore trop charnels.
Connaître en soi-même
Le pont des Anges,
L'Arche de Noé,
La planète bleue,
La prairie des béatitudes
Et prendre un envol de papillon
De blancheur piquetée d'or pâle...